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crazy80 Description du blog :
Les films, musiques, infos...bref ce que j'ai retenu des années 80.
Catégorie : Blog Musique Date de création :
22.05.2007 Dernière mise à jour :
26.06.2008
Wild Style est un film américain sur la culture hip-hop tourné en 1982. Il s'agit d'une fiction mais le film se veut réaliste.
* Réalisateur : Charlie Ahearn
* Rôle principal : Lee Quinones dans le rôle de Zoro, un graffiteur
L'histoire se déroule dans le Bronx. Le film raconte les débuts de la culture hip-hop en en abordant tout les aspects, la dance (smurf, break dance), le rap, et le graph.
Ce film jouit d'une réputation certaine, il est un élement fondateur de la culture hip-hop et a suscité de nombreuses vocations dans le graffiti ou la danse.
Le mythique Rock Steady Crew (smurf,break dance) y apparait, tout comme les rappeurs comme Busy Bee Starski, Fantastic Romantic 5, Cold Crush, Rammellzee, ou Grandmaster Flash.
Vincent est le premier court-métrage produit d'animation réalisé par Tim Burton en 1982.
Vincent Malloy (traduit par Vincent Dupont dans la version française) est un petit garçon de 7 ans, qui n'a qu'un seul rêve : être Vincent Price, acteur à la voix ténébreuse coutumier des films d'épouvante. C'est ainsi que sous son apparence d'enfant bien élevé, c'est un grand amateur de la littérature d'Edgar Allan Poe et rêve de transformer son chien en zombi, faire de sa tante une poupée de cire et délivrer son épouse, enterrée vivante.
Fiche technique
* Réalisation : Tim Burton
* Scénario : Tim Burton
* Photo: Victor Abdalov
* Production: Tim Burton
* Année de production : 1982
* Distribution: Warner Bros
* Durée: 5 minutes
* Budget : 60 000 $
* Noir et blanc
Commentaire
Dès son premier court-métrage de moins de six minutes, la passion de Tim Burton pour Edgar Allan Poe et les trucages réalisés artisanalement vont apparaître, conditionnant une bonne partie de son œuvre future. Dans ce court-métrage, largement autobiographique, le cinéaste semble réaliser un volontaire retour aux sources. D’abord, Vincent est un petit film muet, et en noir et blanc, comme les premières bandes de cinéma, une sorte de nouvelle cinématographique. En outre, l’histoire est narrée et non vécue par un personnage, comme souvent dans les nouvelles de Poe. Puis, son sujet traite de sa propre enfance, partagée entre les films avec Vincent Price et les lectures incessantes de l’œuvre d’Edgar Poe. Le fait que Price ait accepté d’être le narrateur renforce un peu plus le lien entre l’écrivain et le cinéaste. Il fait office de soudure car il a joué, sous la direction de Roger Corman, dans sept films basés sur les nouvelles de Poe. Deux des plus célèbres créations de Poe sont présentes: La Chute de la maison Usher est évoquée sans être nommée, et Le Corbeau est cité à deux reprises. Ce dernier semble d’ailleurs être la source d’influence majeure de Vincent car d’une part, le film est en vers, d’autre part il s’achève sur la dernière phrase du Corbeau. Tout comme Le Corbeau, réalisé par Roger Corman.
Il faut également évoquer l'influence du cinéma expressionniste allemand. Tim Burton réalise un court-métrage en noir et blanc, et donc a la possibilité de travailler le contraste entre l’ombre et la lumière. Ainsi, nous pouvons voir Vincent, dans sa chambre, éclairé par le haut. Cela a pour effet de resserrer notre regard sur ce que le cinéaste veut que nous regardions. Avec son architecture brisée, ses lumières rasantes uniquement centrées sur Vincent, ses contrastes entre ombre et lumière, le premier travail artistique de Burton porte incontestablement la marque de ses influences littéraires et cinématographiques, mais trahit également de l'impact du cinéma expressionniste. Le cinéaste le dit lui-même : « Ce qui lui confère cette tonalité expressionniste, c'est qu'il a été tourné en noir et blanc, dans un esprit gothique/Vincent Price » .
C'est avec Vincent que Tim Burton commence à utiliser ces thèmes de prédilections. L'esthétique particulière des films de Tim Burton est également présente et seront reprise dans les créatures et les ombres de Pee-Wee Big Adventure ou de Beetlejuice. Un aperçu du visage de Victoria dans Les noces funèbres (2005) est également présent, ainsi que le porte caduque que l'on retrouve dans Beetlejuice à plusieurs reprises : dans le couloir et lors de la transformation de la cheminée pour le mariage de Winona Ryder et de Michael Keaton.
Le personnage de vincent ressemble étrangement à Tim Burton.
Anecdotes
* Vincent est sorti en complément de programme de L'Étrange Noël de Monsieur Jack,
* Vincent Price prête sa voix comme narrateur.
* On retrouve beaucoup d'éléments qui seront parfois récurrent dans l'œuvre de Tim Burton, surtout au niveau de l'esthétique.
* Tim Burton a utilisé la technique de l'animation image par image avec des marionnettes. Il réutilisera cette technique pour son film Les Noces funèbres (Mike Johnson, Tim Burton) et L'Étrange Noël de Monsieur Jack (Henry Selick)
* Il a été diffusé au festival d'Annecy 2006 alors que Tim Burton recevait un prix spécial pour toute sa carrière.
Dans les années 1920 à Paris, Victoria Grant est chanteuse et ne trouve pas de contrat pour subsister. En désespoir de cause, et suite à sa recontre avec un homosexuel quinquagénaire, elle se déguise en homme et, grâce à sa tessiture exceptionnelle, crée un spectacle de travesti.
Elle connaît alors sous le nom de Victor Grezhinski un franc succès, au point d'attirer l'attention d'un producteur de spectacles américain, très amateur de femmes.
Fiche technique
* Titre : Victor/Victoria
* Réalisation : Blake Edwards
* Scénario : Blake Edwards d'après le scénario de Viktor und Viktoria de Reinhold Schünzel et Hans Hoemburg(1933)
* Musique : Henry Mancini
* Production : Tony Adams et Blake Edwards
* Genre : Film musical
* Durée : 132 minutes
* Format : Couleur
Distribution
* Julie Andrews : Victoria Grant, Comte Victor Grezhinski
* James Garner : King Marchand
* Robert Preston : Carroll Todd (Toddy)
* Lesley Ann Warren : Norma Cassady
* Alex Karras : Squash Bernstein
* John Rhys-Davis : Andre Cassel
Récompenses
* Oscar, 1982, meilleure chanson originale et son adaptation : Leslie Bricusse et Henry Mancini
* Golden Globe, 1982, meilleure actrice (Comédie/Comédie musicale): Julie Andrews
* National Board Of Review 1982, meilleur second rôle : Robert Preston
* Writers Guild Of America Awards, 1982, meilleur comédie adaptée d'une autre œuvre: Blake Edwards
* César du cinéma, meilleur film étranger 1983.
Tron raconte l'histoire d'un programmeur de jeu vidéo, embarqué malgré lui dans un ordinateur où il devient lui-même un logiciel…
Kevin Flynn est un programmeur de génie, mais ses programmes ont été pillés par un de ses collègues, Ed Dillinger, qui en tire le bénéfice et réussit à le faire licencier. Avec l'aide d'autres collègues, Lora et Alan, Kevin tente alors de pénétrer dans le système informatique à la recherche de preuves. Mais le système est passé sous le contrôle d'un des programmes d'Ed, le Maître contrôle principal (MCP), un ancien programme d'échecs qui a évolué. Le MCP prend le contrôle d'un laser et réussit à dématérialiser Kevin pour le transformer en logiciel, Clu. À l'intérieur de l'ordinateur, les programme ont l'apparence de leur programmeur.
Kevin/Clu est capturé par les programmes à la solde du MCP qui tente de l'éliminer en le faisant participer à des jeux. Étant le créateur des jeux, Kevin/Clu réussit à s'échapper. Il tente alors de régagner la réalité…
Critique
Tous ceux qui auront vu ce film dans cette ère post-Matrix ne pourront manquer de voir les très nombreuses ressemblances dans le scénario des deux films. En effet, tant dans la Matrice que dans Tron, il s'agit d'une lutte de l'homme contre une machine qui tente de dominer le monde entier. Dans les deux cas aussi, il y a un oracle qui va jouer un rôle particulier pour aider les protagonistes à vaincre la machine. Plusieurs autres influences marquantes du scénario du film Tron que l'on retrouve dans l'épopée de la Matrice pourraient être énumérées, mais revenons à ce qui a trait au film lui-même.
C'est l'un des premiers films à faire appel massivement à l'image de synthèse, ce qui lui confère une esthétique particulière. Pour la première fois, des séquences en images de synthèse sont utilisées pour un long-métrage, ouvrant la voie à de nombreux studios, dont Pixar.
Mais les séquences entièrement en images de synthèse sont pourtant minoritaires dans le film : beaucoup de scènes semblant avoir été conçues par ordinateur ne le sont pas en réalité. Cela coûtait cher et malgré l'utilisation par Disney d'ordinateurs surpuissants, le rendu informatique de l'époque a été largement simulé lors des prises de vues réelles (décor peint en noir et bandes fluorescentes notamment). Pour le même raison, certaines séquences calculées sont rediffusées à multiples reprises, tel un tir gagnant du tank en vue subjective.
Malgré ces avancées techniques, Tron a eu un succès mitigé à sa sortie. Il a pourtant eu par la suite de nombreux aficionados au point de conduire Disney à sortir plusieurs jeux dérivés, et d'attribuer au film un statut d'œuvre culte.
Après des années d'oubli, Tron semble bénéficier d'une tardive reconnaissance puisqu'un jeu Tron 2.0 a été produit en 2003, et que Disney a annoncé en janvier 2005 qu'un remake du film de 1982 allait avoir lieu.
Fiche technique
* Titre : Tron
* Réalisation : Steven Lisberger
* Scénario : Steven Lisberger et Bonnie MacBird
* Production : Donald Kushner, Harrison Ellenshaw et Ron Miller
* Société de production : Walt Disney Pictures
* Budget : 17 millions de dollars
* Musique : Wendy Carlos
* Photographie : Bruce Logan
* Montage : Jeff Gourson
* Décors : Jean Giraud, Syd Mead et Dean Edward Mitzner
* Costumes : Eloise Jensson, Rosanna Norton et Lorry Richter
* Pays d'origine : États-Unis, Taïwan
* Format : Couleurs - 2,20:1 - Dolby - 35 mm
* Genre : Fantastique, science-fiction
* Durée : 96 minutes
* Dates de sortie : 9 juillet 1982 (États-Unis), 8 décembre 1982 (France)
Distribution
* Jeff Bridges : Kevin Flynn / Clu
* Bruce Boxleitner : Alan Bradley / Tron
* David Warner : Ed Dillinger / Sark / Voix du Maître Contrôle Principal (MCP)
* Cindy Morgan : Lora / Yori
* Barnard Hughes : Dr Walter Gibbs / Dumont
* Dan Shor : Ram
* Peter Jurasik : Crom
* Tony Stephano : Peter / Lieutenant de Sark
* Craig Chudy : Guerrier #1
* Vince Deadrick Jr. : Guerrier #2
* Sam Schatz : Guerrier expert du disque
* Jackson Bostwick : Garde principal
* David S. Cass Sr. : Garde de l'usine
* Gerald Berns : Garde #1
* Bob Neill : Garde #2
Autour du film
* Sur un des murs lumineux de la salle de surveillance où Sark donne ses ordres et s'isole pour dialoguer avec le MCP, un petit Pac-Man clignote sur la droite de l'écran.
* Le paysage que survole le vaisseau présente un grand profil de Mickey au sol.
* Sur une affichette dans le bureau d'Alan Bradley, on peut lire les mots « Klaatu barada nikto », en référence à la formule qu'utilise Klaatu, l'alien du film Le Jour où la Terre s'arrêta (Robert Wise, 1951) pour diriger son robot, Gort.
* Le nom du film (et du personnage interprété par Bruce Boxleitner) pourrait être inspiré d'une commande BASIC (un ancien langage informatique). TRON signifie en effet 'Trace On' et demande à l'ordinateur d'afficher à l'écran le numéro de la ligne de programme qu'il est en train d'exécuter. On y met fin avec la commande TROFF.
Effets Spéciaux
Tron est le premier film à utiliser des séquences retravaillées ou conçues par ordinateur. Il faut toutefois se rappeler qu'en 1980, la souris (avec ses boutons et sa boule) n'était pas encore répandue. L'invention de la souris à boule date de 1979 et était conçue pour les ordinateurs personnels, produits émergeant à l'époque. Et comme Disney a du utiliser des gros ordinateurs et non des ordinateurs personnels, les informaticiens engagés par Disney ont travaillé de longues heures uniquement avec un clavier.
Le rendu lissé et artificiel que l'on obtenait avec les images de l'époque n'est pas un défaut, puisqu'il permet de donner un caractère artificiel au monde de l'ordinateur par rapport à la réalité. Ce rendu a par ailleurs été utilisé plus tard par John Carpenter en 1996 pour le sous-marin dans Los Angeles 2013, les trucages ayant été faits par Buena Vista Visual Effects, qui est une branche de Disney…
Michael est un bon comédien qui a cependant du mal à trouver du travail en raison de son caractère exigeant. Il accompagne son amie Sandy à une audition pour un rôle dans une série télévisée, mais celle-ci n'est pas retenue. Fâché par ailleurs avec son propre agent, Michael décide de se déguiser en femme et de passer lui-même l'audition ...
Petit montage avec des extraits du film :
Fiche technique
* Titre original : Tootsie
* Réalisation : Sydney Pollack
* Scénario : Don McGuire, Larry Gelbart, Murray Schisgal
* Photo : Owen Roizman
* Décors : Peter Larkin
* Musique : Dave Grusin
* Montage : Fredric et William Steinkamp
* Pays : USA
* Genre : comédie
* Durée : 117 minutes
* Dates de sortie :
o États-Unis : 17 décembre 1982
o France : 2 mars 1983
Distribution
* Dustin Hoffman (VF : Jean-Pierre Cassel) : Michael Dorsey/Dorothy Michaels
* Jessica Lange (VF : Évelyne Séléna) : Julie Nichols
* Teri Garr : Sandy Lester
* Dabney Coleman (VF : Jean-Claude Michel) : Ron Carlisle
* Charles Durning (VF : Jacques Deschamps) : Les Nichols
* Bill Murray (VF : Patrick Poivey) : Jeff Slater, l'ami de Michael
* Sydney Pollack : George Fields, l'agent de Michael
* George Gaynes : John Van Horn
* Geena Davis : April Page
Autour du film
* Le film valut à Jessica Lange l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle et reçut par ailleurs 9 autres nominations : meilleur acteur (Dustin Hoffman), meilleure actrice dans un second rôle (Teri Garr), meilleure photographie, meilleur réalisateur, meilleur montage, meilleure musique originale, meilleure direction artistique, meilleur son, meilleur scénario original.À noter qu'en 1983, l'Oscar du meilleur maquillage n'a pas été attribué.
* Il fut également nominé en France pour le César du meilleur film étranger, remporté par Victor/Victoria.
En hiver 1982, dans une base scientifique située en Antarctique, 12 américains dont des chercheurs s'aperçoivent que leurs voisins norvégiens se sont entretués suite à la découverte d'un engin spatial enfoui sous la banquise. Ces derniers avaient, semble-t-il, libéré des glaces une créature capable d'imiter à la perfection n'importe quelle forme de vie. La paranoïa s'installe et chacun se met alors à douter des autres…
Fiche technique
* Titre : The Thing (également appelé John Carpenter's The Thing)
* Réalisation : John Carpenter
* Scénario : Bill Lancaster d'après l'œuvre de John W. Campbell (Who goes there ?)
* Production : David Foster et Lawrence Turman
* Musique : Ennio Morricone
* Photographie : Dean Cundey
* Montage : Todd C. Ramsay
* Pays d'origine : États-Unis
* Format : Couleurs (Technicolor) - 2,35:1 - Dolby - 35 mm
* Genre : fantastique
* Durée : 109 minutes (1h49)
* Date de sortie : : 25 juin 1982, : 3 novembre 1982
* Interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en salle en France.
Distribution
* Kurt Russell : MacReady
* Wilford Brimley : Blair
* David Clennon : Palmer
* Keith David : Childs
* T.K. Carter : Nauls
* Richard A. Dysart : Dr Copper
* Donald Moffat : Garry
* Joel Polis : Fuchs
* Charles Hallahan : Norris
* Peter Maloney : Bennings
* Thomas G. Waites : Windows
* Richard Masur : Clark
Récompenses
* Le film eut deux nominations lors de l'Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur en 1983 : celle meilleur film d'horreur et celle de meilleurs effets spéciaux (Rob Bottin).
Autour du film
* The Thing est le premier volet de ce que Carpenter nomme lui-même, sa « Trilogie de l'Apocalypse », les deux autres volets étant Prince des ténèbres et L'Antre de la folie.
* La voix féminine de l'ordinateur de MacReady est celle d'Adrienne Barbeau (non créditée), épouse à l'époque de John Carpenter.
* Alan Dean Foster a novélisé le film en 1982.
* The Thing a été principalement tourné dans les studios Universal, à Los Angeles. Des salles étaient réfrigérées, alors qu’à l’extérieur la température était caniculaire. L’équipe devait ôter les parkas ou les remettre selon les déplacements. Des scènes supplémentaires ont aussi été tournées en Colombie Britannique.
* Le film de John Carpenter est souvent qualifié de remake de The Thing From Another World, il est cependant plus fidèle au court récit de John W. Campbell ayant précédemment inspiré Howard Hawks et Christian Nyby.
Commentaires
En 1934, John W. Campbell, éditeur de la revue Astounding Stories écrit : Who goes there chef-d’œuvre de la nouvelle de SF qui donnera lieu à deux adaptations cinématographiques, une première en 1951 que l’on doit à Howard Hawks et Christian Nyby, La Chose d'un autre monde (The thing from another world), et The thing de John Carpenter en 1982. La version de Carpenter est l’adaptation fidèle de la nouvelle de Campbell.
Enfant, Carpenter fut fasciné et terrifié par The thing from another world. Grand admirateur de Hawks dont il adaptera Rio Bravo au travers de son film Assaut, il réalise en 1982 sa version de « The Thing » qui reste de l’avis de beaucoup de cinéphiles son long-métrage le plus abouti.
Réalisation, interprétation, Musique sombre et lancinante de Ennio Morricone, Effets spéciaux de Rob Bottin, repéré par Carpenter pour son travail sur le Hurlements de Joe Dante et qui fit preuve d’une inventivité sans pareille pour ce film à l’heure où le numérique n’existait pas, photographie, le film est un parfait chef-d’œuvre, de tension, de paranoïa et d’horreur, dans un crescendo que seuls des génies du cinéma comme Hitchcock ou de Palma parvinrent à fixer sur la pellicule.
Le génie du film réside sans nul doute dans la capacité qu’a Carpenter de nous faire douter de chaque personnage et de filmer la peur et la méfiance qui s’emparent de chacun d’eux au fur et à mesure des révélations. L’interprétation de Kurt Russell fait date également dans ce personnage de cowboy solitaire et froid, personnage mythique qui livre une bataille sans merci contre la chose, ne laissant la place ni à la pitié ni aux doutes. Si le jeu des acteurs est sans reproches, la mise en scène de John Carpenter est ici proche de la perfection, plans séquences rappelant les plus grands westerns, caméras subjectives, travelling arrières qui donnent le tournis, dans le décor unique d’une base scientifique de l’Antarctique, il filme une histoire intemporelle, extrêmement sombre et étouffante qui laisse sur la scène finale, le spectateur vidé et terrassé, s’interrogeant sur les chances qu’il reste à l’humanité. Ce sont sans doute tous ces éléments réunis qui font que le film n’a pas pris une ride, 25 ans plus tard.
Selon certains, hypothèse invérifiable mais qui demeure crédible, la chose extraterrestre se répandant tel un virus, serait l’allégorie d’une nouvelle peur, celle du sida.
Références Externes
De nombreux films, séries, jeux et autres médias ont parfois fait référence au film de Carpenter.
* L'Épisode 8 de la saison 1 de la série X-Files, Projet arctique, met en scène les deux agents du FBI dans une base enneigée ou un parasite se propage. On retrouve ici les thèmes de The Thing, a savoir l'organisme externe, la paranoïa, le contexte, etc.
* Le coup du test est repris dans Lice Capades, un épisode de South Park
Ténèbres est un film d'horreur italien de 1982 écrit et réalisé par Dario Argento, mettant en scène Anthony Franciosa, John Saxon, et Daria Nicolodi. Après une période dans le registre du fantastique avec les films Suspiria en 1977 et Inferno en 1980, Ténèbres marque un retour de Argento au giallo, un genre cinématographique principalement italien popularisé en grande partie par le réalisateur dans les années 1970, pouvant se définir comme un film policier avec un assassin habillé en noir et tuant à l'arme blanche. Le film raconte l'histoire d'un écrivain américain faisant la promotion de son dernier roman policier à Rome, et se trouve confronté à un tueur en série qui s'inspire de son œuvre littéraire pour concrétiser ses pulsions meurtrières.
Le film sortit en Italie et dans la plupart des pays européens sans la moindre censure, mais fut interdit aux mineurs et censuré au Royaume-Uni. Il ne sortit aux États-Unis qu'en 1984, dans une version censurée, sous le titre Unsane. Sous cette forme expurgée, Ténèbres reçut un mauvais accueil de la part des critiques, tandis que la version intégrale, diffusée bien plus tard, permit sa réhabilitation. Ce film est même considéré par certains comme le dernier vrai chef d'œuvre de Argento.
Peter Neal est un écrivain américain célèbre en Europe pour ses romans policier. Accompagné de son agent littéraire Bullmer (Saxon) et de son assistante avec qui il entretient une liaison, il se rend en Italie à l'occasion de la sortie de son nouveau best-seller, Tenebrae, afin d'en faire la promotion. Il ignore qu'il est suivi dans son voyage par son ex-femme (Veronica Lario). Un peu avant l'arrivée de l'écrivain à Rome, une jeune femme (Ania Pieroni) est violemment assassinée à coup de rasoir par un tueur non identifié. Le meurtrier trouver l'inspiration de ses pulsions meurtrières dans les romans de l'écrivain, puisqu'il enfonce une page de Tenebrae dans la bouche de ses victimes. Peter Neal informe la police, qui place l'Inspecteur Giermani (Giuliano Gemma) et sa partenaire l'Inspecteur Altieri (Carola Stagnaro) en charge de l'affaire.
La série de meurtres ne fait que commencer. Tilde (Mirella D'Angelo), une jolie journaliste lesbienne, est assassinée à son domicile en compagnie de sa petite amie. Plus tard, Maria (Lara Wendel), la fille du propriétaire de Neal, est tuée de manière sanglante à la hache, après être tombée malgré elle dans l'antre du tueur. Neal remarque que le journaliste de télévision Christiano Berti (John Steiner) semble porter un intérêt anormalement démesuré au travail du romancier. À la nuit tombée, Neal et son second assistant Gianni (Christiano Borromeo) partent surveiller le domicile de Berti, afin de traquer d'éventuelles activités suspectes. Neal décide de ne pas rester au même endroit que Gianni afin de mieux cerner les lieux. Seul, Gianni assiste avec horreur à l'assassinat à coups de hache de Berti, sans pouvoir distinguer le visage du meurtrier. Gianni trouve Neal assommé sur la pelouse, victime d'une attaque par derrière.
L'enquête de Giermani révèle que Berti était bizarrement obsédé par les romans de Neal et, étant donné sa mort, on pense que les meurtres vont cesser. Mais Bullmer, qui sort avec Jane, est poignardé à mort dans un parc public alors qu'il attend sa petite amie. Par ailleurs, Gianni est hanté par l'impression qu'il a dû, au moment du meurtre du journaliste, voir un détail important dont il ne se souvient pas. Il retourne au domicile de Berti et, là, la mémoire lui revient : il a entendu Berti avouer à son assassin "Je les ai tous tués, je les ai tous tués !". Gianni n'aura pas l'occasion de relater ce fait à quiconque : il est attaqué et étranglé, depuis la banquette arrière de sa voiture.
Jane est assise à sa table de cuisine quand un individu muni d'une hache surgit par la fenêtre, et se jette sur elle pour lui taillader le bras. Elle perd des flots de sang qui jaillissent sur les murs de la cuisine, avant de tomber au sol tandis que le tueur l'achève à coups de hache.
Production
Argento déclara que Ténèbres avait été influencé par un incident inquiétant survenu en 1980 entre lui et un fan au comportement obsessionnel. Selon Argento, le fan en question le harcela de coups de téléphone quotidiens, jusqu'à lui avouer qu'il voulait le tuer. Même si ces paroles n'ont été suivies d'aucune violence, Argento confiera avoir été terrifié par cette expérience, et avoir fait de ses peurs le moteur de son inspiration pour l'écriture de Ténèbres.
Bien que le titre du film évoque l'obscurité ou l'ombre, Argento demanda à son directeur de la photographie, Luciano Tovoli, d'utiliser pour le tournage une lumière aussi intense que possible. La majeure partie du film, tourné à Rome, se déroule en plein jour ou dans des pièces éclairées. Exception faite de la scène fin et de quelques scènes de nuit, le film baigne dans une lumière à la fois claire et froide qui imprègne la totalité des lieux. L'intention exprimée par Argento quant à ce choix de lumière réside dans une tentative de s'approcher au maximum de « l'éclairage réaliste » présent dans les téléfilms policiers. Le réalisateur expliqua qu'il adopta « un style photographique moderne, rompant délibérément avec l'héritage du cinéma expressionniste. La lumière d'aujourd'hui est la celle des néons, des phares et des flashs omniprésents ... l'idée même de s'intéresser aux ombres m'a semblé ridicule et, plus que cela, rassurante ». Il a en outre admis que l'éclairage et le jeu de caméra utilisés dans Possession d'Andrzej Żuławski (1981) ont considérablement influencé son choix en terme de lumière.
* A noter que les réalisateur assistants n'étaient autres que les réalisateurs Lamberto Bava et Michele Soavi.
Réactions
Ténèbres a bénéficié d'une large diffusion en salles en Italie et dans le reste de l'Europe, ce qui fut opportun au regard des problèmes rencontré par le réalisateur pour la distribution de son dernier film, Inferno. Aux États-Unis, le film n'a pas eu le même écho. Il n'est pas sorti en salle jusqu'en 1984, lorsque Bedford Entertainment a décidé de sortir une version du film expurgée, du nom de Unsane. Cette version est environ 10 minutes plus courte que la version européenne, et toutes ses scènes de violences ont été amputées, si bien que celles-ci sont bien souvent incompréhensibles. En outre, certaines scènes aidant à la compréhension des personnages et de leurs relations ont été enlevées, rendant le film difficile à suivre. De façon prévisible, cette version de Ténèbres ne reçu presque exclusivement que des critiques négatives.
Au Royaume-Uni, le film a été raccourci pour sa sortie en salle de 5 secondes de "violence sexuelle", selon les termes de la British Board of Film Classification, l'organisme britannique chargé de la classification et de la censure des films. Il fit plus tard parti des 39 vidéos interdites et bannies des vidéos-clubs lors de la loi du Video Recordings Act, en 1984. Cette interdiction perdura jusqu'en 1999, date à laquelle le film pu être redistribué dans les vidéo-club, avec cependant une amputation d'une seconde du film, en plus des 5 secondes censurées par le BBFC. En 2003, le BBFC reclassa le film et autorisa sa diffusion sans aucune coupe.
L'USS Enterprise reçoit un appel de détresse venant d'un vaisseau terrien, le Kobaya Shimaru, provenant de l'intérieur de la zone neutre. Le commandant de l'Enterprise, le Lieutenant Saavik, décide d'enfreindre le traité de paix avec les Klingon pour sauver l'équipage en péril. Il s'avère que l'appel de détresse était un piège, et des vaisseaux de guerre klingon attaquent l'Enterprise et finissent par le détruire.
Tout ceci n'était qu'une simulation, destinée à évaluer les capacités de Saavik, recrue toute fraîche de l'académie de Starfleet, dans la gestion d'une situation désepérée. L'évaluateur n'est autre que l'Amiral Kirk, seule personne à avoir réussi ce même test.
Kirk est en fait chargé de l'inspection en règle de l'Enterprise, commandé par le Capitaine Spock, qui est devenu le navire-école de Starfleet.
A des années-lumières de là, l'USS Reliant patrouille à la recherche d'une planète sujette à l'expérimentation d'une nouvelle forme de terraformation. Le commandant en second, le lieutenant Pavel Chekov, se téléporte avec son supérieur sur la surface de Ceti Alpha VI, une planète potentielle où ils ont découvert une embarrassante trace de vie. Il s'avère que cette trace de vie est un ancien équipage humain, abandonné sur la planète, dont le chef est Kahn Soonien Sing, enfant de l'eugénisme de la fin du XXe siècle et découvert par Kirk dans une chambre de stase. Kahn ne cherche que vengeance envers Kirk qui a déjoué ses plans, et soumet Chekov à l'aide d'un parasite qu'il fait pénétrer dans son cerveau. Maître du Reliant où il installe ses hommes avec le capitaine et Chekov, sans que Starfleet n'en sache rien, il se dirige vers la station scientifique Regula 1 pour s'accaparer le système de terraformation, le projet Genesis.
Peu avant, la dirigeante de la station, Karol Marcus, lance un appel inquiet à James Kirk, son ancien compagnon et père de son fils. Avec la recommandation de Spock, Kirk prend le commandement de l'Enterprise et se dirige vers Regula pour garantir que le projet ne sera pas récupéré par les militaires (Chekov avait invoqué ce prétexte pour voler Genesis). Étudiant le projet, il découvre que Genesis est une torpille qui, une fois lancée sur une planète, détruit tout ce qui existe pour élaborer une nouvelle matrice, qui crée une toute nouvelle planète dotée d'une grande biodversité en quelques jours.
Kahn l'intercepte en chemin, et profite de l'apparence amicale de son vaisseau pour détruire une grande part des systèmes vitaux de l'Enterprise avant d'obliger Kirk à se rendre. L'amiral refuse en lui-même l'échec et trouve une parade : l'ordinateur de l'Enterprise dispose du code des boucliers du Reliant. Sans que les hommes de Kahn puissent y faire quelque chose, les boucliers du Reliant sont abaissés et l'Enterprise tire.
Le Reliant se dégage, remettant l'affrontement à plus tard. L'Enterprise, mal en point, décide néanmoins d'aller jusqu'à la lune de Regula. L'équipage y découvre une station spatiale morte. Les seuls survivants sont Chekov et son capitaine, abandonnés par Kahn. Une rapide enquête permet à Kirk de trouver où sont passés les scientifiques manquant : le téléporteur de la station les a emmenés au cœur de Regula. Il décide avec ses subordonnés de s'y rendre et découvrent la réalisation d'une étape de Genesis : toute une immense caverne foisonnante de vie végétale, bâtie en un seul jour. Ils y découvrent également Karol Marcus et son fils David.
Kirk avait dupé Kahn, qui écoutait ses conversations avec Spock resté sur l'Enterprise, et qui croyait se débarrasser du vaisseau pour laisser son ennemi sur la lune morte. Il reprend les commandes et décide d'affronter le Reliant, qui a fini par voler la torpille Genesis. Pour compenser l'infériorité de l'Enterprise face à un vaisseau quasiment intact, il décide de plonger dans la nébuleuse de Mutara, où boucliers et systèmes tactiques sont inopérants. S'engage alors un combat en aveugle, entre la solide connaissance des combats spatiaux de Kirk et l'intelligence eugénique de Kahn.
Kirk finit par l'emporter grâce à une tactique impliquant l'ensemble de l'espace de combat (en trois dimensions, contrairement à Kahn qui ne pense pas que l'Enterprise ait pu l'esquiver en plongeant sous son vaisseau). Kahn, cherchant la vengeance jusqu'à son dernier souffle, actionne la torpille Genesis. Toute la nébuleuse sera soufflée et l'Enterprise, privée de propulsion superluminique, sera détruite. Spock, faisant appel à sa logique vulcaine (le bien de tous prime sur celui d'un seul) décide de se sacrifier en réparant la propulsion à la racine du mal, s'exposant à des radiations mortelles.
L'Enterprise se sauve in extremis du piège de Kahn, qui meurt seul. Genesis est créée, et Kirk y envoie le sarcophage contenant le corps de son ami vulcain.
Divers
Star Trek II est l'un des premiers films à présenter une séquence totalement conçue par ordinateur (la présentation du projet Genesis). L'animation dite du « mur de feu » (Fire wall) a pour ainsi dire inauguré l'utilisation des images fractales dans le cadre de la reconstitution de paysages.
Fiche technique
* Titre : Star Trek II : La Colère de Khan
* Titre original : Star Trek II: The Wrath of Khan
* Réalisation : Nicholas Meyer
* Scénario : Jack B. Sowards, Harve Bennett et Nicholas Meyer (non crédité)
* Musique : James Horner
* Pays d'origine : États-Unis
* Format : Couleurs - 1.78:1 (Widescreen anamorphic)
* Genre : science-fiction
* Durée : 112 minutes
* Date de sortie en France : 20 octobre 1982
Distribution
* William Shatner : Amiral James T. Kirk
* Leonard Nimoy : Capitaine Spock
* DeForest Kelley : Docteur Leonard McCoy
* James Doohan : Commandant Montgomery Scott
* Walter Koenig : Commandant Pavel Chekov
* George Takei : Commandant Hikaru Sulu
* Nichelle Nichols : Commandant Nyota Uhura
* Ricardo Montalban : Khan Noonien Singh
* Bibi Besch : Docteur Carol Marcus
* Merritt Butrick : Docteur David Marcus
* Paul Winfield : Capitaine Clark Terrell
* Kirstie Alley : Lieutenant Saavik
Après leur réussite au baccalauréat, les élèves du Cours Louis XIV prennent des vacances bien méritées. Mais Bébel se fait larguer à l'aéroport par sa nouvelle conquête Jennifer avec laquelle il comptait partir en voyage. De son côté, Claudine se fait doubler par sa sœur jumelle Hélène qui a profité de leur ressemblance pour partir aux Seychelles avec son petit ami. Désabusée, Claudine va se consoler auprès de son amie Pétronille qui travaille comme standardiste pour le célèbre chanteur Memphis. Pour sa prochaine tournée, son assistant a conçu le « Love Computer » , une machine censée dire si deux personnes sont faites l'une pour l'autre. Engagés comme cobayes, Bébel et Claudine obtiennent un résultat très encourageant, mais Memphis ne l'entend pas de cette oreille.
Fiche technique
* Titre : Les sous-doués en vacances
* Réalisateur : Claude Zidi
* Scénario : Claude Zidi (dialogues), Michel Fabre et Didier Kaminka
* Musique : Vladimir Cosma (chanson Destinée)
* Image : Paul Bonis
* Montage : Nicole Saunier
* Date de sortie : 10 mars 1982
Distribution
* Guy Marchand : Memphis
* Daniel Auteuil : Bébel
* Grace de Capitani : Claudine / Hélène
* Charlotte de Turckheim : Pétronille
* Jean-Paul Farré : L'inventeur du Love Computer
* Hubert Deschamps : Le chirurgien
* Gaëtan Bloom : Gaëtan
* Patrick Laurent : Graffiti
* Philippe Adler : Roland
* Jean-Paul Lilienfeld : Stéphane
* Patrick Zard : Zard
* Jacques Rouland : lui-même
* Gérard Lenorman : Lui-même
* Myriam Pisacane : La Grosse
* Didier Kaminka
* Honoré N'Zué
* Charlotte Bonnet
* Béatrice Chatelier : Jennifer
* Florence Guérin : La 1ère Brigitte Bardot
* Dominique Hulin : Le garde du corps de Gérard Lenorman
* Doris Thomas
* Hélène Zidi : L'hôtesse à Roissy
* Sandrine Bonnaire : Une fille dans la foule au spectacle (figurante non créditée)
* Vladimir Cosma : Un membre du studio d'enregistrement (non crédité)
Autour du film
* Plusieurs acteurs du premier opus réapparaissent dans un rôle différent : Hubert Deschamps qui était professeur devient un chirurgien douteux ; Dominique Hulin passe du rôle de professeur de gym musclé à celui de garde du corps d'une vedette.
Veronika Voss, actrice déchue, souffre de terribles douleurs l'obligeant à se faire soigner par une mystérieuse femme médecin, le docteur Katz, qui admisnistre des calmants à ses patients en échange d'un testament en sa faveur. Un soir, Veronika fait la rencontre de Robert Krohn, un journaliste, qui va tenter de l'aider à sortir de cette impasse...